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09/11/2016

LA DÉMARCHE TRUMP: comme dans un match de football

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Les élections présidentielle 2016, aux Etats-Unis d'Amérique, ont été des plus surprenantes de l'histoire récente de la démocratie. Jusqu'à la procclamation des résultats, tous s'étaient trompés sur les capacité de Trump à tromper les démocrates pour ateindre le bureau oval. Comme un match de football dont l'issue n'est certaine qu'après le coup de sifflet final de l'arbitre, ainsi ont été ces élections; incertitudes et espoirs jusqu'à la dernière minute. Mon avis sur la stratégie Trump.

Le match de football se joue sur 90min. Lors de la préparation d'un match important, chaque coach met en place la stratégie qu'il faut pour battre l'équipe adverse. Cette stratégie peut être soit de chercher à posséder le ballon, soit à jouer offensif, défensif, par contre attaque, etc. Il peut aussi arriver que l'entraîneur demande à ses joueurs d'être agressifs dès le début du match, de provoquer l'adversaire. Si celui-ci tombe dans le jeu, le tour est joué. En général, les adversaires peuvent tomber dans le jeu en devenant aussi agressifs, prenant des cartons (jaunes ou rouges), ou en décidant de jouer la carte de la prudence.

Dans un cas comme dans l'autre, le but du coach est d'empêcher l'équipe adverse de dérouler son jeu correctement. Sir Donald Trump s'est ainsi comporté en face de dame Hilary Clinton comme les allemands face aux camerounais lors de la 3e journée de la phase de poule de la Coupe du Monde de Footblall FIFA 2002. Les camerounais ont subi un jeu très agressif de la part de leurs adversaires pendant les 5 premières minutes du match. Voulant faire comme les allemands, nos Africains ont faussé complètement leur jeu et ont fini défaits sur le score de 2 buts à 0, synomyme de l'élimination.

De même, dès l'entame de la campagne pour la US Presidential, Trump a vite fait de commencer à attaquer, violemment d'ailleurs. Des injures grossières, sexistes, racistes, exclusionnistes, aux attaques à la presse pro-Clinton, etc, il ne s'est pas passé un jour sans qu'on parle des dérives morales du milliardaire.

Quelle réaction pour les Clinton ?

Bien sûr, comme le dit l'amie Michelle Obama, "Quand ils tombent bien bas, nous nous élevons".

Alors, prudence à ne pas tomber aussi bas. Pourtant, quelle place le politique accorde-t-il au moral? La société américaine est-elle aussi puritaine qu'on le dit? N'est-ce pas le pays de la promotion de l'homosexualité ? Où, son puritarisme est-il à redéfinir?

La réponse des citoyens américains ce 8 novembre 2016 a laissé plus d'un sans voix; surprise totale; la trompe de Danald entre à la maison blanche.

Dans la forme, préférer les injures de Trump à la tempérance de Clinton est un choix immoral. Mais, dans le fond, ce choix est l'expression du puritanisme profond et conservateur de la société américaine vraie. Mister Trump incarne les valeurs traditionnelles américaines perdues dans un réformisme effréné du démocrate noir, Obama. Clinton est tombée dans le jeu Trump en choisissant de s'élever plus haut, toujours plus haut que les valeurs morales et sociales américaines. Elle avait oublié que c'est du haut qu'on tombe. Et Trump a su la cueillir, au bon moment.

À vouloir, en effet, opposer à la virulence de son adversaire, un discours posé, qui se taille toutefois à la mesure des " TRUMPeries" de Donald, cela a perdu la candidate démocrate. Elle n'a jamais eu le temps de parler de son programme de gouvernement, tant il y avaient d'attaques "TRUMPeuses" auxquelles répondre. Elle a dû, à plusieurs reprises, adapter son programme de campagne, à cause des diférentes péripéties, l'affaire des e-mails surtout. Pendant ce temps, même avec injures et ironie, Donald déroulait tranquillement son programme de campagne.

Bernée sans doute par l'émotion populaire et médiatique, Clinton se voyait aux nues d'où elle comptait expédier la Trump de Donald aux affaires (business) d'où il est venu. En réalité, le bouclier médiatique était un mirage qui dissimulait la volonté de changement de la majorité des Américains.

Et si les médias occidentaux réussissent à manipuler l'opinion, la volonté du peuple et les urnes chez nous, en Afrique, par la propagande très emprunte d'émotivité, les Américains eux, sont restés très cartésiens. Ils n'ont pas perdu de vue leurs aspirations réelles, car ils savent que CE QUE MONTRE LA TÉLÉ EST D'ABORD FAUX AVANT D'ÊTRE VRAI. Clinton l'a appris à ses dépends, nous aussi j'espère.

Trump a trompé Clinton avec sa trompe, et entre à la White House en trombe. 3-0, c'est le score (Maison blanche, Sénat, Chambre des représentants); sans appel non? Belle leçon de leadership et de stratégie politique.

 

Doh Koué, La voie de celui qui crie dans le désert de l'Africanité

13:36 Écrit par Doh Koué dans Actualité, Occident, Politique | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | |